Suisses et Bretons : les Grisons en Bretagne au XIXe siècle

Les Suisses des Grisons : aux origines du renouveau protestant dans l’Ouest de la France…

    Cette étude est une version modifiée et mise à jour d’un article que j’avais fais paraître au début de ma carrière universitaire dans CHARPIANA, Mélanges offerts à Jacques Charpy, Rennes, 1992.

 Des protestants confiseurs et limonadiers

     Ces montagnards des vallées de l’Engadine, du Bregaglia, du Val Poschiavo ou Mustaïr, étaient poussés par la misère et la pression démographique sur les routes de l’émigration. Au XVIe siècle, ils louèrent leur épée au service de la France, et un de leurs colonels fut d’Andelot, le frère de l’amiral de Coligny, celui – là même qui « dressa » les premières Églises réformées dans la province. Au XVIIIe siècle et au XIXe siècle, ils s’établirent plus paisiblement dans toute l’Europe comme commerçants, en particulier en Italie, pays dont ils étaient proches par la langue et la géographie. Ils partaient en petits groupes, souvent du même village, et ceux qui se fixaient au loin servaient à leur tour de correspondants aux futurs arrivants[1]. Ce mécanisme assez classique d’émigration joua pendant près d’un siècle en direction de la Bretagne et de la Normandie. La présence de Grisons est attestée à Brest dès la fin de l’Ancien Régime[2].

Poschiavo et son lac

Des arrivées eurent lieu encore après 1850, mais l’apogée du mouvement se situa vers 1830. Les Grisons établis en Bretagne venaient essentiellement de Poschiavo, de Guarda ou de Scuol. Parmi les familles les plus notables, citons les Olgiati (Poschiavo), établis à Brest, Quimper, Dinan et Lorient, les Pitty (patronyme tiré de Pitsch, de Sainte-Marie), à Quimper puis à Brest), les Tosio et Passini à Brest, Saint – Malo, Morlaix, Concarneau et Quimper, les Bott et les Soing (de Fuldera), à Morlaix, Saint-Brieuc et Quimper, les Caratsch ou Cadras à Lannion. Au total, plusieurs centaines de Grisons vécurent en Bretagne, aussi bien dans des métropoles comme Nantes, Rennes ou Brest que dans des localités plus petites comme Redon (Augusto Giacometti), Châteaulin (Laurent Funchera) ou Guingamp[3]. Si la plupart retournèrent dans leurs pays après s’être consti­tué un pécule, plusieurs restèrent, firent souche et s’intégrèrent dans les Églises protestantes bretonnes : les Grisons étaient calvinistes.

    L’extrême dispersion de ces migrants s’explique aisément par leurs activités. Ces Suisses étaient en effet généralement pâtissiers, confiseurs ou cafetiers, et à l’occasion les trois ensemble. A Brest, par exemple, vers le milieu du siècle, les Olgiati tenaient une pâtisserie au 17, rue du Château, les Paravicini une autre au 3, rue de la Vierge, les Passini au 2, rue Saint – Louis et les Semadeni au 16, rue de Paris. D’autres (L’Orsa, etc.) étaient limonadiers ou débitants de boissons (café Laplanche…). A Morlaix, les Bott, après l’incendie de la confiserie familiale, tinrent un café sur la Grand-Place. A Saint-Brieuc, les Soing, Udes, Melcher et Buo apparaissent dans les recensements comme cafetiers ou confiseurs. En 1896, le pâtissier suisse Christian Hosig réside rue Royale, à Quimper, avec son épouse et leur enfant mais aussi avec ses deux garçons-pâtissiers de 15 et 14 ans, le premier étant allemand et le second français. Antoine Tosio, lui aussi pâtissier, place Terre au Duc, vit avec sa femme, ses cinq enfants et ses quatre ouvriers pâtissiers soit 11 personnes au total[4].

 Des calvinistes en terre catholique…

     L’immigration grisonne fournit aux Églises protestantes bretonnes des effectifs et un appui sans doute aussi importants que la colonie anglaise. Vers le milieu du siècle, à Brest, Rennes, Quimper ou Morlaix, le quart environ des auditoires pouvait comprendre le dialecte chantant des vallées romanches. Le taux maximum est sans conteste quimperois : le recensement de 1851 y signale 27 Grisons sur 35 protestants ! Le pasteur W. J. Jones, de Quimper, se souvenait encore en 1921 qu’au début de son ministère l’essentiel de son action se faisait à l’intérieur de la communauté grisonne.

    A Rennes, en 1838, il y avait 21 Suisses naturalisés, sans compter ceux qui ne l’étaient pas encore ou qui étaient de passage[5]. En 1882, le tiers du conseil presbytéral de Brest était d’origine suisse.  Le courant migratoire se poursuivit jusqu’à la fin du XIXe siècle, comme en témoigne le cas de Jean Wilhelm, né à Igis, dans le canton des Grisons en Suisse, qui s’installa à Quimper en 1888 avec sa femme et ses deux enfants pour exercer son métier de faïencier[6].

     L’appui des Grisons aux évangélistes protestants qui s’établissaient alors en Bretagne fut d’autant plus précieux que beaucoup s’étaient fixés sur place, pratiquant couramment le français, voire parfois le breton, et étaient bien intégrés à la société locale. C’est, par exemple, un pâtissier suisse, Passini, qui accueillit le premier culte à Quimper dans sa maison. Il habitait rue Mesgloaguen, aujourd’hui rue Kergariou, là même où se trouve aujourd’hui le temple protestant (EPUF) de Quimper.

    Inversement, et pendant longtemps, les Églises protestantes bretonnes eurent un intérêt particulier pour les Grisons restés au pays. En 1863, une collecte fut faite dans l’Église de Brest pour les sinistrés de l’incendie de Sewis. A l’inverse, les Suisses, isolés et minoritaires, eurent des relations complexes avec le clergé catholique, notamment pendant les périodes d’alliance du trône et de l’autel comme le début du Second Empire. Ils eurent, dans bien des cas, du mal à faire valoir le respect de l’exercice de leur religion. Quelques conversions au catholicisme eurent lieu, dans des conditions parfois ambiguës. Henri-Daniel Luzé, par exemple, jeune pâtissier de Nantes âgé de 20 ans et éloigné quelque temps de sa famille, fut soigné à l’Hôtel-Dieu, échappa à la mort et devint employé dans les cuisines de l’hôpital ! Le pasteur Benjamin Vaurigaud cria au rapt, et en réponse la commission administrative des hospices de Nantes fit savoir que le jeune homme avait voulu se convertir…[7]

 Aux origines des Églises protestantes bretonnes

     L’osmose qui s’opéra au sein des Églises protestantes entre les immigrés grisons et les prosélytes venus du catholicisme ou les Britanniques établis dans la région ainsi que les réformés français en résidence dans l’Ouest ne fut pas toujours parfaite. Deux types de difficultés surgirent : la première était que ces réformés suisses traditionnels ignoraient généralement le mouvement de « Réveil » religieux évangélique répandu à partir des pays anglo-saxons et représenté par les pasteurs missionnaires gallois ou français en action en Bre­tagne. Quelques Grisons, qui reconnaissaient peu dans les homélies des pasteurs méthodistes ou baptistes ce qu’ils avaient entendu autrefois dans leurs vallées, furent assez réfractaires au « Réveil », ce qui posa quelques problèmes de cohésion dans les groupes protestants déjà réduits. Par contre, plusieurs familles soutinrent les missionnaires et entrèrent même dans leur intimité. Le cas le plus net concerna Quimper, où les Olgiati furent proches du pasteur James Williams puis s’unirent par mariage, un demi-siècle plus tard, avec son successeur William Jenkyn Jones.

Une famille helvético-britannique à Quimper, celle du pasteur William-jenkyn Jones. Au dernier rang, les deux frères Jones (Evan à gauche et William à droite) entourent le beau-père de ce dernier, Jean Wilhelm. Au premier rang, Mme Jones, née Fanny Wilhelm et sa mère, née Marie Olgiati, et deux filles du couple.

    La deuxième difficulté était immédiatement concrète. Les enseignes des débits de boissons de nos protestants étaient connues dans beaucoup de villes bre­tonnes et, si elles ne gênaient guère les pasteurs réformés de Brest ou de Rennes généralement originaires du Midi de la France, elles étaient ressenties comme de véritables scandales pour les missionnaires gallois, spécialisés dans la lutte pour l’abstinence : alors que William Jenkyn Jones (qui n’avait que des Grisons pâtissiers et non débitants dans son Église de Quimper) œuvrait à extirper l’alcoolisme des ports bigoudens, son collègue Alfred Jenkins devait supporter la présence des Bott et des Soing derrière les comptoirs des plus grands cafés de Morlaix[8].

     Quoi qu’il en soit, l’engagement des Grisons dans le protestantisme se traduisit par des vocations pastorales. Même la famille Bott, de Morlaix, donna deux pasteurs à l’Église réformée[9]. Mais c’est Jacques Planta qui œuvra le plus dans la province. Alors que ses parents étaient paroissiens de James Williams à Quimper, le jeune homme se sentit appelé au ministère. Il fut envoyé en formation en 1851 à Genève, à l’École de théologie évangélique de Merle d’Aubigné. Dès 1852, de retour en Bretagne en tant qu’évangéliste, il s’établit à Lorient, alors annexe de l’Église méthodiste galloise[10]. Il avait interrompu ses études à Genève de façon un peu expéditive pour rentrer plus vite au pays, mais cela n’empêcha pas les pasteurs bretons de le consacrer officiellement le 7 août 1853. Jacques Planta fut l’organisateur de l’Église protestante de Lorient et c’est à lui que les réformés doivent le temple de la ville, inauguré au prin­temps 1864.

 Dans la cité…

     Dans le domaine économique, les immigrés grisons ne semblent pas avoir connu des fortunes considérables. La famille Pitty, de Brest, fit relativement exception lorsque les fils quittèrent le commerce alimentaire pour devenir agent de change, banquier, négociant, directeur de l’usine à gaz.

    En revanche, sur le plan politique, les Grisons eurent des responsabilités importantes. Ils s’étaient engagés aux côtés des républicains en 1848 et leur restèrent fidèles sous le second Empire[11]. Le Morlaisien Antoine Bott en fut le représentant le plus éminent. Cet animateur de l’association des « Bleus de Bretagne», rédacteur de la Bretagne nouvelle, fut conseiller municipal de Douarnenez et chef de file des radicaux dans la circonscription sous la troisième République.

    L’intégration des Suisses ne semble guère avoir posé de problèmes, malgré les différences de langue et de culture. La participation des familles à la vie des communautés protestantes locales facilita, semble-t-il, la prise de responsabi­lités ultérieures dans la vie publique. Par contre, dans ce domaine, la législation helvétique, qui permettait aux Grisons nés en France de garder une double nationalité, leur joua quelques tours.

    Lorsque Antoine Bott voulut se présenter aux élections législatives, son adversaire intenta une action en justice afin de contester sa qualité de Français puisqu’il avait effectué son service militaire en Suisse. Le tribunal de Morlaix débouta l’opposant, attendu qu’Antoine Bott avait toujours manifesté un pro­fond attachement à la France. Etait-ce pour donner raison aux magistrats ? Pendant la Première Guerre mondiale, le rédacteur de la Bretagne nouvelle fonda un « Comité patriotique de la Presqu’île » (de Crozon) et édita des chansons patriotiques dont le titre était tout un programme, par exemple Tu caleras, Guillaume ![12]. Mais la guerre est cruelle, et plusieurs de nos migrants Suisses tombèrent au champ d’honneur, comme l’Enseigne de Vaisseau Pierre-Maurice Olgiati, mort pour la France le 29 mai 1917 lors d’une mission aérienne en Méditerranée.

    Plusieurs descendants d’immigrés grisons, tout comme leurs compatriotes bretons, migrèrent pour raison professionnelle vers la région parisienne. La plupart n’oublièrent pas leur patrie d’un moment, comme Pierre Olgiati, président du G.A.N. (Groupama) entre 1968 et 1975[13], qui fut, jusqu’à son décès en juin 1985, membre du comité de la Société de l’histoire du protestantisme français.

Jean-Yves Carluer


[1] Sur l’exode des Grisons, l’ouvrage fondamental est l’étude de Dolf kaiser, Fast ein Volk von Zuckerbachern, Verlag neue Zurcher Zeitung, qui cite plus de cent noms d’émigrés des Grisons en Bretagne.

[2] Andréa J. Ross y mourut en 1771. Un autre décès (Steivan J. Andeer) est mentionné en 1792 dans les registres de la ville (Archives municipales de Brest, P 8).

[3] Consulter à ce sujet, outre les recensements, l’enquête de 1820 sur les protestants. Seules sont conservées, dans les dépôts départementaux d’archives, les réponses du Finistère (3 V 5) et de l’Ille-et-Vilaine (3 V 1 ). Les archives de la ville de Nantes ont aussi à leur inventaire les brouillons du relevé de 1820 (P 2, carton 14, dossier 1).

[4] Archives départementales du Finistère, 6M717 : dénombrement de la population pour la ville de Quimper en 1896.

[5] Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, 3V4, enquête de 1838. Une promenade dans les vieux carrés protestants des cimetières bretons est, à cet égard, aussi instructive, en particulier à Quimper.

[6] Archives municipales de Quimper, 38 I : registre de déclarations d’étrangers (1888-1899).

[7] Archives départementales de Loire-Atlantique, 85 V 1, lettres du Consistoire du 12 mars 1860 et de la commission administrative du 23 avril 1860. Nous ne savons l’issue de l’affaire.

[8] Archives municipales de Morlaix,  recensements de population de 1861 et 1866.

[9] Daniel Théodore Bott a été pasteur à Vire (Calvados) en 1874 (Archives nationales, F1910356 et 10447) et Charles Nicolas Bott à Verrines-sous-Celles (Deux-Sèvres) en 1889 et à Castillon-la-Bataille (Gironde) en 1908 (Archives nationales, FI910356).

[10] Jacques Planta, d’une famille de Coire (Grisons), né le 20 août 1828 à Susse (Engadine), décédé le 12 janvier 1886 à Curtilles (Vaud). Après avoir été pasteur de Lorient jusqu’en 1865, il continua son ministère quelque temps à Vierzon puis Moulins. En 1867, il passa son baccalauréat en théologie à Montpellier, et fut agrégé à l’Eglise vaudoise l’année suivante. Il demeura alors comme pasteur en Suisse jusqu’à sa mort.

[11] En 1853, l’agent de change et membre du consistoire brestois Pitty était l’objet d’un rapport défavorable du sous-préfet : il est « républicain, ou plutôt il croit se donner de l’importance en faisant toujours de l’opposition» (rapport du sous-préfet, Archives départementales du Finistère, 3 V 10).

[12] Dans cette chanson, Antoine Bott faisait dire à un Kaiser attiré par le pillage : « Dans ce pays si riche, nous pourrons bouffer à l’œil » (édition de la Bretagne nouvelle, Morgat-Crozon, 1914). Les opuscules étaient vendus au profit des œuvres de bienfaisance pour les victimes de la guerre et sont conservés aux Archives départementales du Finistère, 2 T 80.

[13] Groupe des assurances nationales.

 

14 réponses à Suisses et Bretons : les Grisons en Bretagne au XIXe siècle

  1. Bonjour,
    Je suis un descendant direct des Olgiati (ma mère est née Olgiati) émigrés de Poschiavo, qui ont vécu à Brest et qui tenaient des pâtisseries-confiseries suisses. Ils vivaient du côté de Recouvrance pour ceux que je connais, soit rue Neuve, soit rue du Pont.
    J’ai été particulièrement intéressé par ce document qui me permet de retrouver toute cette histoire familiale à travers vos données.
    Je vous en remercie.

  2. michelle clemmer dit :

    Bonjour,
    Je suis aussi une descendante OLGIATI, ma grand mère maternelle était la soeur de Pierre Olgiati cité plus haut.
    Merci pour ce site, je me bats actuellement pour que les tombes de ces ancêtres venus des Grisons ne soient pas détruites dans les cimetière de Brest. En particulier celui de Recouvrance. Celles ci racontent une histoire et je suis heureuse que cela soit relaté par vos soins.
    Encore merci.

  3. michelle clemmer dit :

    Pour des documents sur la famille de Pierre MauriceOlgiati, je suis prête a vous aider, en plus d’être capitaine de vaisseau, il passa un brevet de pilote à l’école de Chartres, et était
    passionné de Photographies, J’ai donc des documents photographiques de bonne qualité.

  4. Bessières Roland dit :

    Voici le lien permettant de trouver sur Facebook la série d’articles concernant Pierre Maurice Olgiati et mise en ligne par les archives de Brest: https://www.facebook.com/pages/Archives-de-Brest/368434209893834

  5. Gwen dit :

    Merci pour ce passionnant article. Je suis descendante d’une famille des Grisons, mon ancêtre était pâtissier traiteur, mais je ne trouve pas trace de son patronyme dans votre article. Serait-il possible d’en parler par mail ?
    Cordialement.
    G.L.

  6. Sylvestre Olgiati dit :

    Bonjour,
    Merci pour votre article très intéressant sur cette partie de l’histoire familiale et qui m’éclaire bien sur nos rapport avec le pasteur WJ Jones (dont l’étiquette « in memoriam » est collée sur un certain nombre de nos vieux livres bretons qui viennent de lui). Je posssède aussi, si ça vous intéresse, la notice biographique de 31 pages publiée à l’occasion de ses funérailles, mais elle est évidemment … en gallois !
    Bywgraffiad byr fel teyrnged o Barch i goffadwriaeth y diweddar Barchedig William Jenkyn Jones, M.A., Llydaw, 1852-1925
    Salutations et remerciements

  7. Brenda Marks dit :

    Bonjour. Merci pour votre article. Je suis lié aux familles Soing et Bott. Je ai passé de nombreuses années à essayer de la recherche de cette partie de ma famille. Je ne parle pas français qui a rendu la tâche difficile. Est-il possible de communiquer par e-mail pour voir si nous avons des informations à partager? Pardonnez mon français, je utilise le logiciel de traslation. Merci encore pour votre excellent article. Cordialement, Brenda Marks

  8. marie-annick SIMON BALEMME dit :

    Bonjour
    A la suite du décès de ma mère Elisa TOSIO, fille du patissier Louis TOSIO, place Terre au Duc à Quimper j’ai repris les travaux de généalogie qu’elle avait engagé avec des membres de la famille et classé des photos dont une du pasteur JONES dont je pourrai vous faire parvenir copie en avril (elle est dans notre résidence de vacances).
    Merci pour vos travaux qui m’ont permis de mieux situer ma famille.
    A l’est de la Bretagne, en Maine et Loire et Mayenne, des lignées de patissiers (Cortini, Lareida…) peuvent être remarquées. Il y eu d’ailleurs des mariages avec les protestants du Finistère. J’aurai voulu savoir si vous vous étiez penché sur cette question. Je peux également vous signaler des BRIDEL venus du canton de Neuchatel (Bevaix plus précisemment) dont le nom me fait penser qu’ils étaient peut-être partis en Suisse lors de la révocation de l’édit de Nantes.
    J’ai par ailleurs entendu parler d’une immigration liée à l’exploitation des mines de plomb argentifère de POULLAOUEN et ne sait si vous avez des indications ou des références sur ces sujets.
    Bien cordialement

    Marie-Annick SIMON-BALEMME

    • Jean-Yves Carluer dit :

      Bonjour ! Il y aurait toute une étude à faire sur les liens croisés des Grisons et des Bretons de souche, mais cela dépasse, hélas, mes capacités. Vos informations participent à l’élaboration d’un travail qui aboutira peut-être un jour. Concernant Poullaouen, J’aurai l’occasion d’en parler sur ce site.
      Amicalement.

  9. Hervé STUCKER dit :

    Bonjour
    C’est anecdotique mais je viens d’apprendre que le patissier Crucer, suisse des Grisons (et vraisemblablement protestant)et installé dans le pays de Lorient avait épouser une port-louisienne. Son gâteau appelé « gâteau de Lorient » ou « gâteau de Port-Louis » eu un grand succès surtout auprès des marins qui pouvaient l’emporter car il se gardait très bien et maintenait le souvenir du pays! En 1863, il reçu le premier prix dans la catégorie « gâteaux secs » à l’exposition universelle de Paris. Il est toujours très apprécié aujourd’hui sous le nom de « gâteau breton », un des phare de la pâtisserie bretonne.
    On ne dira jamais assez ce que la Bretagne doit aux protestants!!!!
    Amicalement

  10. susy zappa dit :

    Bonjour, je suis une descendante de la famille Zappa. J’habite en Italie. Je suis intéressée
    à retrouver cette histoire familiale, j’ai trouvé une arbre généalogique jusqu’au 1920 mais j’aimerais savoir si il y a encore une descendante Zappa à Quimper ou environ. Quelqu’un peut m’ aider? merci.
    farinellanotte@tiscali.it

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