Robert Boudehent

Robert Boudehent (1913-2008)

Un Breton devient l’un des plus célèbres évangélistes pentecôtistes français…

    Robert Boudehent est né à Trédrez (Côtes-d’Armor), près de Lannion, le 6 octobre 1913. Ses parents, comme beaucoup de Trégorrois, partirent bientôt rejoindre la diaspora bretonne de la ville du Havre. Le petit paquebot « le Morlaisien » avait ouvert la ligne qui conduisit des milliers de Bretons à l’embouchure de la Seine à la recherche d’un travail qui manquait au pays.

    Robert Boudehent se sent vite à l’étroit dans le quartier de l’Eure et sur les quais du Bassin du Commerce.  Il embarque à l’âge de 15 ans pour l’Amérique, comptant  travailler dans l’hôtellerie. En 1929, il est relation avec un pasteur évangélique de New-York et se rapproche du protestantisme. Il rentre définitivement au Havre en 1930 au moment où la ville est le lieu du « Réveil » pentecôtiste initié par Douglas Scott. Il s’y convertit à l’âge de 17 ans. Très tôt, il fait part de son désir d’entrer dans le ministère, ce qui reçoit l’agrément des pasteurs locaux. Il est responsable du groupe de jeunesse et prêche pour la première fois en août 1931 dans une baraque des environs de la ville devant… une seule personne. Sa formation est assurée par le pasteur Gallice, d’origine baptiste. Il évangélise avec son équipe de jeunes les quartiers ouvriers et les villes des environs avec succès : 51 conversions en un an dans la seule cité Chauvin ! Il est consacré pasteur en 1938.

Le pasteur Robert Boudehent au début de son ministère

   Robert Boudéhent est successivement en charge de l’oeuvre de Honfleur (d’où il dessert le poste pionnier  de Caen) puis de Lisieux. Il rayonne en moto ou en bicyclette vers les villes du Calvados, de l’Eure et même de la Manche, multipliant les réunions. Il entame ainsi un ministère de fondateur d’œuvres. De nombreuses Églises et lieux de culte (près d’une trentaine, sans doute) sont ouverts par ses soins en Basse-Normandie. Brièvement mobilisé en 1940, il est remplacé alors par son ami Clément Le Cossec. Il reprend ensuite son ministère largement itinérant, qu’il combine bientôt avec un engagement  résolu dans la Résistance : filière d’évasion, renseignement et même sabotage (réseau Alliance). A la libération, le cœur de l’œuvre normande de Robert Boudehent  devient l’Église de Caen, où il se fixe en 1948. En trois décennies, l’assistance au culte passe de quelques personnes isolées à 500 adultes.

    Dans les années 1950, sa réputation d’évangéliste, associé à un ministère de guérison par la Foi, le place au premier plan des pentecôtistes français. C’est lui qui est chargé, avec Douglas Scott, de conduire les grands meetings qui remplissent le vélodrome d’hiver à Paris en 1954 ou la salle Wagram en 1957. La presse populaire lui consacre des articles. Des figures de la vie parisienne font le voyage jusqu’à Caen pour demander son aide dans la prière.

    Même s’il conduit avec succès sur le plan pastoral l’assemblée de Caen et ses nombreuses annexes (avec l’aide de quelques collaborateurs), Robert Boudehent n’est pas un formateur de ministères : il laisse cette tâche à ses collègues de Rouen. Excellent orateur, c’est un évangéliste infatigable dont l’apologétique repose sur des récits de guérisons et d’événements spectaculaires, renouvelés par centaines au cours de ses interventions. Il est, en ce sens, caractéristique de la première phase d’expansion du pentecôtisme français qui court de 1930 à 1980. Il laisse en 1982 sa chaire de Caen à son gendre Charles Heuzé, se réservant une retraite encore active à la tête de l’assemblée d’Aunay-sur-Odon, non loin de là. Il y reçoit de nombreux visiteurs avant son décès le 5 août 2008.

Jean-Yves Carluer

 

5 réponses à Robert Boudehent

  1. Amanda dit :

    Bonjour
    J’ai 17 ans et j’ai connu Monsieur Boudehent, vous vous trompez il n’est pas mort en 1998 mais en 2008.
    Cordialement

  2. Amanda dit :

    Il n’y a pas de quoi, par contre il faut aussi changer la fin du texte.

  3. JULIEN dit :

    J ai eu eu grand privilege d avoir l imposition des mains de papa boudehent à l age de 7 mois le medecin qui revenait l apres midi pour me faire deux parasyntheses pour mes otites a dit à ma mere c est pas possible c est pas le meme bébé.
    Ce meme grand homme de dieu tte petite j allais avec ma grand-mere le mardi soir voir ses reunions… Quel grand prédicateur quelle grande foi quelle grande voix ce grand homme representait magnifiquement dieu IL AURAIT PU S APPELLLER AMOUR SA FEMME AUSSI. ILS SONT REUNIS PRES DU PERE ALLELIUIA…….

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